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Archive pour la catégorie ‘Cinéma’

Avatar, enfin.

Neytiri

Suis allée récemment voir le film en question. Deux fois. Histoire d’être sûre de ne pas avoir halluciné. Verdict : Ce n’était pas un rêve. Avatar est M.A.G.N.I.F.I.Q.U.E visuellement. Certains s’acharneront à dire que le scénar est merdique, binaire (c’est vrai, ce sont les méchants américains contre les pauvres et innocents Na’vi), manichéen, lourdingue, pas fouillé, etc. C’est loin d’être faux. Mais pour dédouaner James Cameron, un argument : le visuel est tellement prenant, ça va tellement vite, il faut tellement regarder dans tous les sens pour ne rien manquer du grand spectacle de l’esthétisme de l’écosystème Na’vi, que l’on a peut de temps pour se creuser les neurones avec le scénario. Il eût été plus complexe, le spectateur n’aurait à mon sens pas eu le loisir d’en profiter, il lui aurait fallu choisir : s’en mettre plein les yeux, ou suivre une histoire intrigante.

L’univers est proprement enchanteur, féérique, trop beau pour exister. Cameron a su transposer sa passion pour les grands fonds à un écosystème nouveau (méduses volantes, beaucoup de phosphorescences) et c’est un univers merveilleux. Un film uniquement pour les yeux, ça fait du bien parfois…

Alice in wonderland : ça va piquer

En attendant de voir
Avatar
ZE film de cette fin d’année, on se fait plaisir en regardant le dernier trailer d’Alice, le dernier Tim burton, dont la sortie est prévue en mars 2010. Tout simplement haut en couleur,  dans une ambiance cauchemardesque, gothique mais néanmoins poétique, je vous laisse seuls juges…

District 9

A première vue, le titre fait penser à un secteur de Guantanamo. On n’en est pas loin. District 9, pour vous la faire courte, c’est un bidonville-ghetto à Johannesburg, qui regroupe et centralise tous les aliens arrivés sur Terre il y a 20 ans. Les « crevettes », comme aiment à les appeler les non-aliens, sont assez particulières et vivent dans la saleté la plus innommable.

Mais les sud africains en ont pour ainsi dire ras-le-bol, et la MNU, société en charge des aliens, doit les faire évacuer vers un camp créé ex-nihilo, à 200 Kms de la ville.

Wikus van der Merwe est l’homme-clé de cette affaire : il est chargé d’aviser chaque alien de son expulsion. Enthousiaste chronique et alienophobe malgré ses airs enjoués, il se retrouve contaminé suite à une malheureuse manipulation, et devient peu à peu lui-même un alien, devenant un enjeu planétaire pour les hommes…

Toute l’originalité du film tient du fait que l’angle de vue est celle du reporter faisant un bon shot de la situation. Les récits hachés des témoins, de la famille, des collègues de Wikus, les prises de vue aériennes avec la célèbre bandeau « breaking news » défilant amènent du neuf dans la réalisation filmique. Désormais, on sait que Peter Jackson est aussi à l’aise avec les elfes qu’avec les reportages choc sur les aliens.

Film assez violent, toutefois, plusieurs points très importants sont abordés, ce qui fait toute la richesse de District 9 : tout d’abord, la cruauté gratuite des hommes envers des êtres qu’ils considèrent inférieurs (alors que leur technologie est bien plus évoluée), la cupidité de ces mêmes hommes qui cherchent à tirer profit dans tous les cas de figure, les guérillas urbaines et les caïds, les tests sur cobayes, proprement horrifiant et malheureusement bien réels ;

Le parallèle avec l’apartheid est plus qu’évident, les émotions sont fortes et bien retranscrites, le fait qu’aucun acteur ne soit célèbre donne également de la crédibilité au film ; ce sont des gens comme les autres qui jouent. Cela rajoute à la qualité générale, si l’on prend également en compte les effets spéciaux extraordinaires, pour apparemment un budget qui ne crevait pas le plafond, le style reportage de guerre, le message bien clair, les notes d’humour parcimonieuses mais néanmoins percutantes (« mais c’est parfaitement illégal… ») derrière un film qui semble être un bon fantastique, on se retrouve avec un film engagé.

Au final, je me disais que l’homme chercherait tellement à dominer et à s’approprier pour son propre compte le potentiel alien (s’il existait) si une rencontre extra-terrestre survenait, que la cohabitation pacifique et réciproquement profitable serait illusoire. Et ça fait peur.

C’est neuf, c’est beau, c’est triste à voir, c’est percutant ; comment, vous êtes encore là ?